LES ARTISTES Happynest 2017

Amélie Poirier // Voilées

Amélie Poirier est née dans une famille de brodeurs et de brodeuses
du Nord de la France. Il paraît que son arrière grand-père est parti en Algérie au début du XXème siècle pour commercer.
Dans sa mythologie familiale et de part cet artisanat, il y a donc des allers-retours incessants entre ce village du Nord de la France et le Maghreb et la violence supposée d’un regarde colonial.
« Voilées » est un dialogue entre une comédienne/performer -qui porte sa parole et celles d’autres femmes autour de « la question
du voile »-, une danseuse qui manipule des tissus brodés en provenance de ce village et une musicienne électro-acoustique qui travaillera notamment à partir des sons de machines textiles.
>> Notes : Depuis 2013, Amélie Poirier travaille à Villers-Outréaux
et dans les communes alentour -le village «familial» du Nord de la France- et s’entretient notamment avec des habitants autour des textiles (elle travaille ensuite ces textes de façon à les mettre en scène à travers des lectures sur le territoire : ce projet est notamment soutenu par le Département du Nord et la Région).
Ce projet -bien que distinct de ce spectacle en cours de création- lui permet d’avoir un premier état des lieux des liens complexes « textile Vs territoire ».

Marion Sage // Déprises (titre provisoire)

Je termine une recherche de doctorat consacrée à des artistes de l’entre-deux-guerres dont les prises de positions politiques les ont conduit à créer dans un contexte de survie, l’exil de l’Allemagne nazie.
Face aux archives photographiques de ces corps et au récit de ses artistes, émerge des questions déstabilisantes : qu’est-ce qui fait politique en danse ? Existe-t-il un «geste politique» par-delà les idées politiques ?
Ma recherche chorégraphique actuelle tente de mettre en mouvement cette réflexion.
Il ne s’agit pas de faire de la politique mais d’expérimenter différentes façon de «prendre position» à partir de discours que les interprètes ont dans les oreilles.
L’expression «prendre position» sera ainsi saisie dans plusieurs de ses acceptions.
«Où se situer et comment s’orienter ?» sont des questions qui se posent à plusieurs niveaux.
D’où partons-nous et vers quelle direction nous orientons-nous ?
On peut centrer son attention à partir d’un point charnière à l’intérieur de son corps propre mais il est aussi possible de s’envisager dans un espace plus vaste, voire gigantesque, à l’échelle de l’espace, du système planétaire…
Le positionnement social lui-même est régi par des questions d’orientation : plus à droite que la droite, à l’extrême gauche, toujours à côté de son voisin.
Les corps des trois interprètes sont toujours en lien : chacune évolue dans l’espace en gardant le même point de repère sur le corps d’une autre. A l’intérieur de cette interconnexion qui compose le mouvement global des corps dans l’espace, les danseuses sont immergées dans un montage sonore, différent pour chacune. Ce montage est un tissage de plusieurs discours qui influencent le rythme, la présence, les gestes des interprètes. Ce qu’elles entendent est parfois sonorisé : par leurs propres voix ou par l’intervention d’une artiste sonore qui rend audible, aux spectateurs, certains passages des bandes sons.

Ardestop // In Mortem

L’intention première est de mettre en scène une farce, un conte, une fiction tirée de faits réels.
Nous recherchons à aborder des questions contemporaines basées sur les recherches
scientifiques et médicales les plus poussées en terme de transhumanisme. Qu’il s’agisse de biotechnologies, d’humains augmentés, de bio-médecines, de séquençage ADN ou d’objets connectés, notre société évolue de manière inattendu. Nos prochaines grandes révolutions se dérouleront à l’intérieur de nos corps. Nous allons aborder l’aspect philosophique de ces futurs « grands chamboulements éthiques ». Tout l’intérêt que nous portons à ces grandes recherches et inventions, ne se basera pas sur l’existant. Non. Notre point de départ est l’imagination comme source d’invention. Artistiquement nous allons contourner ces sujets pour n’aborder qu’une question :
La vie (éternelle) a-t-elle un sens?
Nous parlons des normes qui se fixes dans nos sociétés d’excellence et de réussite. Ces normes deviennent des références de santé jusqu’à définir la qualité de notre intestin grêle. Nous savons que nous serons toujours le malade d’un autre. Nous questionnons le fait que le premier vecteur de réussite soit notre bonne santé. Que cette santé soit au même niveau que nos salaires, nos promotions ou nos avantages. Nous questionnons la santé de la Société par l’exemple. Sommes-nous devenu qualitatifs et évaluables? Partant de là, être défaillant deviendrait l’un des symptômes déclenchant le refus, le rejet, le renvoi que cette « futur société » jugera à son bon vouloir. Quelle position prendre dans le royaume au mètre-étalon du Je ?

En 2017, Superamas proposera un accompagnement artistique, administratif, technique et en production à des projets initiés par de jeunes artistes.

Superamas soutient des artistes émergents (individus ou collectifs) actifs dans le champ des arts de la scène par le biais d’un programme articulé autour de conseils en:
pratique artistique: concept, dramaturgie, interprétation, recherches, etc.
administration: montage de budget et/ou de dossier de subvention, etc.
production: lieux de répétitions, de représentation, conseils techniques, etc.

Superamas développera en bonne intelligence avec les artistes sélectionnés un accompagnement sur-mesure, appuyé sur son réseau de partenaires et sur une enveloppe de production.

Nos objectifs:
consolidation et professionnalisation d’une pratique artistique;
mise en réseau;
ouverture à l’international;
visibilité du travail (programmation).